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7 idées reçues qui nous empêchent de bien gérer notre argent

A chaque fois que vous dégainez votre carte bleue, vous avez des sueurs froides en vous demandant si le paiement va bien être accepté.

Le soir, votre esprit est en roue libre sur les factures à payer quand vous aimeriez juste vous endormir…

Votre problème ?

Vous ne savez pas gérer votre argent. Il faut dire que ça a l’air compliqué et rébarbatif. Et si on mettait fin à cette idée reçue… et à quelques autres ?

1. L’argent, c’est forcément bien ou mal

Il n’y a rien de bien ou de mal dans l’argent. On peut faire de très belles choses comme des choses horribles avec.

En fait, l’argent est neutre, mais notre relation à lui ne l’est pas. Elle est conditionnée par notre éducation, notre environnement, notre entourage, notre expérience…

Tout cela a un impact sur notre façon de gagner et de dépenser de l’argent. Personne n’a un rapport totalement sain à l’argent, l’essentiel, c’est de comprendre notre propre réaction face à l’argent : comment le voit-on ? qu’en pense-t-on ? que nous évoque-t-il ?

Après les avoir nommées, on peut essayer de déconstruire nos fausses croyances. 

2. Faire ses comptes, c’est barbant

Se contenter de noter où est parti notre argent ne sert pas à grand-chose, car la dépense est déjà faite. Et si on pense que la gestion budgétaire se limite à ça, oui, c’est ennuyant !

Mais en réalité, c’est beaucoup plus, car il s’agit de devenir proactif, et d’ établir notre budget à l’avance.

On dépense notre argent par avance sur une feuille, en prévoyant les dépenses sur un mois, et ensuite, au fil du mois, on voit comment on s’en sort par rapport à ce que l’on avait prévu. En cours de route, on peut ajuster, faire évoluer, améliorer… On met alors du sens derrière le budget, et c’est beaucoup plus intéressant ! 

3. Si on est dans le rouge tous les mois, c’est qu’on ne gagne pas assez

La première chose à faire, ce n’est pas de chercher à gagner plus d’argent mais comprendre où il passe. Il faut donc commencer par noter toutes ses dépenses, aussi bien toutes les dépenses fixes (loyer, crédits, abonnements, assurances, électricité…) que les dépenses du quotidien (courses, restaurants, shopping…).

A partir de là, on commence à y voir plus clair et on peut objectivement constater si nos revenus sont inférieurs à nos engagements (loyers, crédits…), dans quel cas, il faut peut-être effectivement chercher à gagner plus, ou si c’est une question de choix de consommation et de priorisation.

Parfois, on pourrait assainir nos finances en utilisant une prime pour rembourser un micro-crédit, mais on a du mal à résister à une gratification immédiate. 

4. Epargner, c’est se restreindre

Techniquement, c’est vrai, car vous avez la même somme d’argent disponible tous les mois et vous devez faire des arbitrages.

Vous décidez de ne plus dépenser autant dans un domaine, par exemple les sorties au restaurant, pour vous offrir plus tard autre chose, par exemple, une semaine de vacances. Mais prendre le problème dans ce sens ne me parait pas très juste. Car si on épargne avec en tête un objectif précis, qui a du sens pour nous et qui nous motive, cela ne me semble pas être un sacrifice.

Bien sûr, c’est plus enthousiasmant quand on épargne pour un projet qu’on choisit et non en prévision de dépenses subies, comme les impôts ou un crédit, mais il faut souvent résoudre ces dernières avant de pouvoir commencer à se faire plaisir sereinement.

5. C’est impossible de gérer son argent, il y a trop d’imprévus

La plupart du temps, on se laisse surprendre par les mêmes événements, surtout au dernier trimestre.

Généralement, on rentre de vacances en ayant dépensé plus que prévu, et on enchaine avec la rentrée scolaire et son lot de dépenses en septembre, les impôts en octobre, Noël et les fêtes de fin d’années dès novembre et jusqu’à fin décembre.

Clairement, tout cela est très prévisible ! Tous comme les anniversaires, qui tombent chaque année à la même date…

Même un événement exceptionnel, comme une invitation à un mariage est prévisible : on connait la date parfois plus d’un an à l’avance.

On peut donc anticiper en mettant régulièrement de côté des petites sommes. On adore les paiements en plusieurs fois, mais l’épargne en plusieurs fois, on n’y pense pas souvent…

6. Gérer son budget, c’est s’encombrer l’esprit

Au contraire ! C’est ne pas vouloir penser à son argent qui alourdit la charge mentale !

Gérer son budget, c’est envisager l’avenir plus sereinement, car on sait de combien d’argent on dispose, à quelles échéances et obligations on va se confronter et dans quelle direction on va.

On arrête de ruminer (comment payer cette facture ? mon chèque va-t-il être accepté ?) et on rentre dans une démarche constructive. Bien sûr, ce n’est pas évident tout de suite, mais pas plus difficile que se mettre au sport.

Quand on commence la course à pied, les premiers temps, ce n’est pas agréable. Au bout d’un moment, ça le devient. C’est pareil avec la gestion budgétaire : au début, c’est compliqué, on apprend à construire son budget, on réfléchit à ses dépenses… Mais plus on avance, moins on a besoin d’y consacrer de temps car on acquiert des mécanismes, des habitudes.

On connait nos limites, car elles sont plus claires, et on apprend à consommer en les respectant.

7. Il faut être bon en maths pour gérer son argent

C’est complètement faux, la preuve, je suis dyscalculique et j’y arrive !

La gestion budgétaire, ce ne sont pas des formules de maths, c’est des additions et des soustractions, parfois un pourcentage ou une multiplication. Mais pour tout ça, il y a la calculette ! Dire qu’on est mauvais en maths ou qu’on n’aime pas les chiffres, c’est une excuse pour ne pas prendre ses responsabilités.

Car une fois qu’on a posé les chiffres, on voit la réalité en face et on est donc obligé d’agir. On n’aime pas forcément ça, parfois, c’est plus simple de laisser couler.

C’est comme pour surveiller son poids : même si on se sent serré dans son jean, tant qu’on n’est pas monté sur la balance, on ne veut pas voir qu’on a pris du poids. Une fois qu’on a vu le chiffre sur la balance, on est obligé de faire quelque chose.

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